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Des films uniques sur l’œuvre et la vie de Jacques Brel présentés par France Brel !

21 octobre / 22 octobre / 28 octobre / 29 octobre / 11 novembre

Edito

En revenant d’Ostende…

Le 15 octobre 1964 vers 22 heures, il y a 60 ans, les coulisses de l’Olympia grouillent d’effervescence en tenue de soirée. Des couloirs et escaliers surgissent moult ‘Coco’ et ‘Chéri’. Animés par leur besoin de paraitre, les faux amis et courtisans sont nombreux à se bousculer pour accéder au bar, chez Mimi

En cette soirée de ‘Première’, le micro ou le calepin à la main, l’appareil photo ou l’enregistreur en bandoulière, les journalistes s’agglutinent devant la porte de la loge de mon père, gardée par le fidèle Jojo.

Et voilà que la sonnerie annonçant la fin de l’entracte recouvre les nuées de rumeurs et de propos mondains. Et chacun rejoint sa place.

Dans sa loge enfumée enfin redevenue vide et silencieuse mon père plonge dans le regard que lui renvoie son miroir. En quelques instants, il retrouve les parfums de sa solitude et cette peur qui le transperce et lui rappelle inexorablement l’imminence du combat.

Ce soir, Jacques offrira des nouvelles chansons. L’une d’entre elles, Amsterdam interprétée pour la première fois il y a quelques jours à peine fut médiocrement applaudie. Conscient de cet accueil mitigé, prudent, il décide de la placer en troisième position. Pour voir…

Sa guitare et son mouchoir blanc à la main, mon père quitte sa loge et se dirige vers l’imposante porte noire en métal qui mène vers la scène.

Il tente de calmer les battements de son cœur prêt à éclater et s’avance dans la pénombre. Le trac lui ronge l’âme. Durant ces dernières minutes trop lourdes, trop longues et tétanisantes, il sautille, imposant à tout son corps la consigne du mouvement.

Dans son costume sombre, il s’élance en courant vers le micro qui l’attend. Il est accueilli par des applaudissements de bienvenue. Puis, le silence descend sur la salle et une solitude indicible l’envahit.  La femme de lettres, Claude Sarraute, journaliste pour le quotidien Le Monde, installée aux premiers rangs écrira deux jours plus tard   :


Quand Brel parut, après l’entracte, dès les premiers accords le silence se fit, impressionné, impressionnant. A la troisième chanson, une très bonne chanson, Un petit Breughel, où il est question d’Amsterdam, de son port, de ses canaux, de ses tavernes, de ses matelots, les digues cédèrent. Sous la houle des « bis », des « bravos », Jacques Brel s’inclinait, la sueur au front, aux lèvres de sourire étonné. A partir de là ce fut du délire. Je crois n’avoir jamais vu triomphe comparable à celui-là1.


Le sourire étonné de Jacques à la fin de son interprétation d’Amsterdam est visible par chacun. Par contre, je me suis souvent demandé si mon père avait partagé avec quiconque d’autres idées, d’autres images sur les premiers brouillons de cette chanson, comme celle d’un retour d’Ostende, témoignant en cela de son souhait à vouloir chanter un port.

France 


1 Jacques Brel à L’Olympia” - Claude Sarraute. Le Monde samedi 17 octobre 1964

en revenant d’Ostende

La radio bruxelloise BX1 évoque notre promenade avec Brel

Extrait de l'émission Le Brunch du 3 septembre 2024

Les Coulisses de La Fondation

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Ne me quitte pas, dans sa version anglaise, est utilisée dans le film
JOKER : FOLIE A DEUX.

Le Plat Pays est la chanson choisie par Raphaël Liégeois, astronaute belge en formation à la NASA, lors de sa simulation de sortie extravéhiculaire en piscine.

La Quête, dans le premier film réalisé par Barbara Schulz :
« Le Trésor du pharaon Khéops ».

Amsterdam et Quand on n’a que l’amour à L'Opéra populaire de Vienne (Volksoper Wien)

Ne me quitte pas dans le film «  Français, langue étrangère » réalisé par Madoka Nishino.  

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